7 clés pour réussir sa négociation de salaire

La rémunération est un sujet délicat encore tabou en France. C’est d’autant plus intimidant de l’aborder en entretien ou après embauche pour négocier votre salaire. On ne s’improvise pas fin négociateur, mais on peut l’apprendre ! On vous donne 7 clés et quelques tactiques bien pensées pour ne pas vous retrouver désarmé(e) face au recruteur lors de votre négociation de salaire.

faire une proposition de salaire

Les conseils by All-in

La première clé pour commencer à négocier votre salaire est d’oser en parler ! En entretien d’embauche, la plupart des candidats n’osent pas négocier et acceptent la première offre du recruteur. Or, cela ne le froissera pas de négocier, bien au contraire, il appréciera votre maturité.
il est préférable d’attendre la fin de l’entretien lorsqu’on vous pose la question “quelles sont vos prétentions salariales ?” pour commencer à négocier votre salaire à l’embauche, une fois que vous avez déjà parlé de vos compétences pour le poste. Si vous passez un deuxième entretien et que la question n’a pas été abordée, n’hésitez pas à demander : “Pourriez-vous me donner une fourchette de rémunération envisagée pour le poste ?”

Une fourchette salariale est bien utile car cela donne un cadre de départ à la négociation. Le chiffre le plus bas est le salaire minimum ou salaire plancher que vous pouvez accepter, et le chiffre le plus haut est celui qui vous satisfera. C’est ce qu’on appelle la stratégie de l’anchoring, qui signifie en anglais “poser une ancre”, un point de départ qui sert de base à la négociation.
Aussi, pensez toujours à négocier en termes de rémunération par mois et non par an car cela aura un effet psychologique sur votre interlocuteur. En effet, si le chiffre est moins impressionnant, celui-ci sera plus ouvert à accepter votre demande.

Avant d'aborder une négociation, il vous faut bien connaître le marché de l’emploi et avoir étudié les rémunérations pratiquées dans votre branche. Ainsi, vous pourrez déterminer votre salaire plancher de façon éclairée. Utilisez pour cela les outils de comparatifs de salaires disponibles sur internet comme le site de l’Apec ou Juritravail, ou d’autres sources comparatives comme des magazines économiques, des études, etc.
Une fois vos recherches effectuées, utilisez les données comparatives comme arguments à utiliser subtilement. “J’ai cru comprendre que chez x le salaire moyen pour ce poste est de x…” Ne citez jamais vos sources, mais faites comme si vous aviez entendu cela ou appris cela par hasard.
Vous pouvez mentionner votre ancien salaire et vous en servir comme base de négociation pour demander une augmentation. Si vous avez reçu une proposition alléchante ailleurs, n’hésitez pas à le mentionner aussi. Cela pourrait inciter l’employeur à vous proposer plus en termes de rémunération. Mais si vous n’avez pas eu d’autre offre, n’inventez pas ! Vous pouvez simplement mentionner en passant que vous avez vu d’autres postes avec des rémunérations plus attractives.
Vous venez de terminer une alternance, et vous souhaitez négocier votre salaire ? Consultez sur Internet les salaires moyens à la sortie de votre école ou de votre formation. Une fois que vous aurez une bonne connaissance du terrain, vous pourrez négocier votre salaire avec confiance. Vous êtes en poste depuis un moment ? Savoir ce que gagnent vos collègues est un élément important dans la négociation. S’ils gagnent plus que vous au même niveau, cela signifie qu’il est temps de renégocier votre salaire !

Au lieu d’annoncer un chiffre sur lequel vous allez débattre, insistez sur vos compétences et leur valeur. Elles représentent votre réelle valeur ajoutée pour l’entreprise, c’est-à-dire ce que vous faites gagner à l’entreprise. Chaque employé à sa manière participe à augmenter le chiffre d'affaires de l’entreprise ou à faire progresser les marges. Si vous arrivez à prouver en notions chiffrées que vous remplissez l’un ou l’autre de ces objectifs, vous allez convaincre votre interlocuteur que vous méritez une augmentation.
Vous avez décroché un entretien d’embauche ? Lisez notre article pour se préparer à un entretien d'embauche et mettre toutes les chances de son côté.

Il n’existe pas de formule magique pour que votre interlocuteur accepte tout de suite votre proposition. Mais dans une négociation de salaire, les mots sont importants. Veillez à rester diplomatique et toujours dialoguer avec tact face à votre interlocuteur.
Vous ne pouvez pas utiliser des expressions comme “je veux” ou “j’ai besoin”, cela risquerait de le braquer. Au contraire, montrez que vous essayez de collaborer avec le recruteur et exprimer votre demande de façon précise.
Il est recommandé de toujours utiliser des questions ouvertes, pour ne jamais vous mettre en position de recevoir un non ferme. Ouvrez la discussion en posant des questions comme : “comment résoudre ce problème ?” Encouragez celui qui est en face de vous à développer sa pensée au lieu de répondre simplement par Oui ou par Non.

Les recruteurs eux-même peuvent ne pas apprécier le moment de la négociation et souhaitent s’en débarrasser au plus vite. Vous pouvez les soulager en annonçant directement la couleur : dites-lui directement ce qui vous fera dire “Oui”. Si la somme qu’il propose ne convient pas, vous pouvez faire une offre plus basse en ajoutant un avantage que vous aurez évalué précisément. En effet, prenez en compte dans votre négociation de votre salaire tous les avantages hors salaire : primes, tickets resto, voiture, ordinateur ou téléphone de fonction.
Mentionnez ce que vous voulez, expliquez clairement pourquoi vous demandez tel montant et en quoi les deux parties y gagnent. Vous devez convaincre votre employeur qu’il dépensera moins pour vous augmenter que pour recruter une autre personne et la former. Faites-lui comme on dit “une proposition qu’il ne pourra pas refuser”.

Lors d’une négociation de salaire, si vous n’obtenez pas les résultats que vous souhaitez, ne vous braquez pas et restez toujours ouvert au dialogue. Vous pouvez écouter les arguments de votre interlocuteur et faire valoir les vôtres calmement.
La négociation ne doit pas être un combat, il ne faut donc surtout pas poser un ultimatum à son employeur. Abordez cette discussion sur la base de la collaboration, et ne vous engagez pas dans le conflit. Votre égo ne doit pas intervenir. La négociation est une affaire de compromis, et pour cela il faut rester capable de faire des concessions.
A la fin de la discussion, restez toujours poli. N’oubliez pas de saluer respectueusement votre interlocuteur. Cela pourrait jouer en votre faveur !

Si vous suivez nos 7 clés pour négocier votre salaire,
vous avez de fortes chances d'y arriver haut la main !

Chez All-In, nous souhaitons vraiment que vous trouviez le poste de vos rêves à l’issue de nos formations ! Sachez que nos consultants RH ont créé un kit spécial employabilité et ont mis à votre disposition des modules pour bien préparer vos entretiens d’embauche ou l’entretien face à votre manager pour changer de poste au sein de son entreprise.

demander une augmentation

Les techniques de négociation qui ont fait leurs preuves

La négociation n’est pas chose évidente, c’est même un métier ! Les tactiques ci-dessus ont été validées par Christopher Voss, un ancien négociateur d’otages au FBI et auteur de « Ne coupez jamais la poire en deux ». Voici 4 techniques à mettre en oeuvre au moment de votre négo’ :

  • Restez toujours calme : pour mener une bonne négociation, vous ne pouvez pas avoir l’air nerveux ou stressé. Vous devez rester maître de vous-même pour instaurer un climat de confiance propice à la discussion avec une voix posée.
  • Essayez la technique du mirroring : elle consiste à imiter votre interlocuteur en répétant ce qu’il dit. Ainsi, vous gagnez plus facilement sa confiance. Lors de l’échange, reprenez ses mots sous forme de question pour le mettre à l’aise et l’inciter à en dire plus.
  • Faites de l’empathie tactique, une forme d’intelligence émotionnelle. C’est la capacité à se mettre à la place de son interlocuteur et comprendre sa façon de voir les choses. Faites des pauses dans votre discussion pour que votre interlocuteur laisse libre cours à ses émotions, puis essayez de mettre des mots sur celles-ci. “Je comprends tout à fait ce que vous ressentez”… Résultat : votre interlocuteur se sentira compris et sera plus ouvert à la discussion.
  • Utilisez le système ou le plan Ackerman : C’est une technique de négociation qui consiste à proposer un pourcentage de votre prix maximum en utilisant des écarts de plus en plus réduits : d’abord 65 % puis 85 %,  95 % et enfin 100 %.

Si vous souhaitez utiliser le plan Ackerman pour négocier votre salaire, commencez par définir votre salaire idéal tout en restant réaliste (voir Clé n°3). Puis, faites votre demande en l’augmentant de 35 %, puis 15 %, puis 5 %. Enfin, si votre interlocuteur n’accepte toujours pas, proposez le salaire que vous visiez depuis le début. Votre interlocuteur aura l’impression qu’il vous a forcé à baisser votre prix et de réaliser une bonne affaire. Malin, non ?

Comment répondre à une proposition de salaire trop faible ?

Si la proposition de salaire que l’on vous a faite est trop basse, vous pouvez poser la question “ce chiffre peut-il évoluer?” Demandez un temps de réflexion, vous gagnez ainsi du temps pour réfléchir à une contre-offre. Cela vous permet de continuer la négociation de salaire par mail.
Négocier un salaire par mail vous permet d’être précis sur ce que vous allez dire, et d’expliquer clairement pourquoi vous demandez telle somme. Par mail, échangez toujours avec tact. Laissez toujours la porte ouverte à votre employeur pour monter la somme, ou vous proposer d’autres avantages salariaux.

Vous avez maintenant en main toutes les techniques imparables pour amorcer votre négociation ou renégociation de salaire. Nous n’avons plus qu’à vous souhaiter bonne chance et vous laisser négocier comme un pro le salaire de vos rêves !

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